Au Pays basque, terre d’histoire et de légendes…

gite pays basque
Itxassou - Pays Basque
2 à 6 personnes
river
Accès direct à la rivière

Un peu d’histoire ponctuée de souvenirs…

La vie à la ferme Xaitetxeberria
La ferme Xaitetxerria existe depuis la fin du 18ème siècle. Elle a été bâtie par Mr Nogués suite à un mariage avec une fille de Xaitoa.
L’exploitation comprenait cinq hectares: un hectare de cultures (landak): pommes de terre, maïs; blé; un demi-hectare de vigne (mahastia); deux hectares de prairies entourées de 400 cerisiers (pentzeak) et le reste en landes et bois (larreak, ohainak). Une centaine de brebis (ardiak), trois vaches (behiak) , quelques chèvres (ahuntzak) et une dizaine de pottok (chevaux sauvages) constituaient le cheptel de la ferme (kabalak). Deux cochons (zerriak), des poules (oiloak), des lapins (ontziak) étaient nourris par la maîtresse de maison alors que le maître s’occupait des champs et du cheptel. Un jardin potager de 4 ares ( baratzea), quelques poiriers, pommiers, pruniers, péchers (fruitu ondoak)… permettaient une alimentation en légumes et fruits de la maisonnée.
L’activité agricole était rythmée par les saisons et la météo. Au printemps, la cueillette des cerises (gerezi biltzea) occupait parents et enfants. Il fallait également traire le troupeau de brebis (ardiak) dont on avait vendu les agneaux (bildotxak) pour Pâques et faire le fromage (gasna) quotidiennement. Les terres étaient labourées par la paire de vaches de la maison et le maïs (artoa) ensuite semé. L’été était la saison la plus laborieuse car les foins, les regains (belarrak, sorroak) demandaient à être fauchés à la faux, séchés au râteau puis engrangés à dos d’homme. Cette récolte constituait la nourriture d’hiver du cheptel. A l’automne,on fauchait la fougère (iratzea) pour la litière des bêtes. Elle était ramassée puis mise en meules (iratze metak). Par ailleurs, on ramassait les bogues de châtaignes (gaztena karloak) (pour une conservation meilleure et plus longue). Elles étaient entreposées au grenier et elles constituaient un complément de nourriture pour la maisonnée. L’hiver demandait que le troupeau de brebis soit partagé en deux: celles qui allaient agneler (ardi ernariak) restaient à la ferme et les autres allaient dans des pacages de plaine en transhumance. C’était aussi la saison où on s’occupait de faire le bois de chauffage (egurra) ainsi que le bois d’oeuvre.
L’école égayait la vie du quartier depuis le début du 20ème siècle. La cour de récréation jouxtait la maison Xaitetxeberria et les enfants jouaient à la pelote, à main vue, sur le fronton que constituait le mur arrière de la ferme. Les pelotes égarées aboutissaient souvent dans le jardin potager ! Un couple d’enseignants étaient nommés dans deux classes à plusieurs niveaux. Un regroupement avec l’école du village en 1980 a fait disparaître l’école du Laxia.

itxassou

L’émigration en Amérique et l’émigration venant de la Navarre.

Les fermes d’Itxassou ont connu une émigration pour l’Amérique au cours du 19 et 20ème siècle. Le droit d’aînesse permettait à un enfant de s’installer sur la ferme avec l’obligation de s’occuper des parents (aita, ama) et grands parents (aitaxi, amatxi). Les autres garçons de la maison allaient en Argentine, au Chili, aux Etats unis pour être bergers, jardiniers. D’autres se proposaient comme ouvrier agricole (mutil) dans les grosses fermes de la plaine d’Itxassou et des villages avoisinants. Ainsi, la ferme Xaitoa a connu une émigration en Argentine. A Xaitetxeberria, deux garçons se sont expatriés aux USA en Californie. Parallèlement il y a eu aussi une immigration essentiellement de filles venues de la vallée du Bastan espagnol. Ces dames sont souvent restées à Itxassou et se sont mariées avec des Itsasuar. 

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La cerise d’Itxassou.

Itxassou, la culture de la cerise est très ancienne. Sa production alimentait les foyers bayonnais, de Cambo au 19ème siècle et ce, jusqu’aux années 60. Sa production était importante puisqu’elle pouvait atteindre 300 tonnes par an. A Xaitetxerria il était courant que la production atteigne 5 tonnes. La cueillette se faisait sur un mois et demi. Au quartier du Pas de Roland se tenait un marché animé par des marchands qui venaient de Saint Jean de Luz, Bayonne, Dax … Les cultivateurs descendaient les fruits dans des corbeilles (saskiak), sur des traineaux (lerak) tirés par des vaches. Les trois bars du quartier (ostatuak) connaissaient beaucoup d’animation. Mais peu à peu, l’avènement des supermarchés, l’arrivée en France de la cerise espagnole, la raréfaction de la main d’oeuvre a fait disparaître les marchés de la cerise du Pas de Roland et des quartiers d’Itxassou.
En 1994, les producteurs d’Itxassou et des villages environnants ont fondé l’association Xapata afin de sauvegarder les variétés anciennes et déposé la marque « cerises d’itxassou ».
Celles-ci sont au nombre de trois :

  • la Peloa mûrit fin mai et a une saveur sucrée, elle se consomme en frais et en confiture.
  • la Xapata de couleur jaune orangé, elle a une saveur acidulée.
  • la Beltza, noire comme son nom (basque) l’indique et toute petite, a une saveur délicate et est utilisée pour la confiture.

Un verger conservatoire a vu le jour avec le soutien de la Mairie du village en 2008.
Ce verger constitue un laboratoire où des essais de greffages ou de tailles sont réalisés mais il est aussi, un lieu d’expérimentation de variétés nouvelles, un verger « école » et un lieu à visiter.
Grâce à tous ces efforts collectifs, la cerise d’Itxassou représente aujourd’hui, une production d’avenir à l’heure où le souhait des consommateurs est de revenir aux produits liés au terroir. Alors cette année, n’hésitez pas et participez à « la fête de la cerise », fin mai-début juin.
Vous pourrez ainsi goûter les différentes variétés de cerises fraîches ou bien en confiture accompagnée du fameux fromage de brebis du Pays Basque ardi gasna !

cerises

La contrebande.

La contrebande a été longtemps pratiquée par les hommes d’Itxassou. Cette activité était appelée « le travail de nuit » (gauazko lana). Les contrebandiers vont, en début de nuit, dans les ventas de la frontière pour s’alimenter en cigares, cigarettes, alcools… puis, à pied, à travers la montagne porte leur charge de 60 à 80 kg en un point où un autre contrebadier prendra la suite. Des troupeaux de brebis (ardiak), chevaux (zaldiak), veaux (ahatxeak) sont aussi acheminés d’Espagne en France. Les douaniers qui se postent sur leur passage sont évités grâce aux guetteurs qui les signalent.
Xaitetxerria était très bien situé pour le passage de la contrebande. En effet, pour traverser la Nive, il a été construit un “câble”. Il s’agissait d’un panier qui était fixé à un câble. Le câble avançait ou reculait grâce à deux poulies fixées sur des potences sur chaque rive de la rivière. Il faut noter que les familles qui habitaient en face de Xaitetxerria, rive droite, venaient au village ( école, approvisionnement, église..) par ce câble. C’est aussi par ce moyen que les contrebandiers passaient d’une rive à l’autre.
Il faut aussi noter que beaucoup de militaires français, anglais, belges sont passés par là pour rejoindre l’armée de De Gaulle en Algérie pendant la guerre de 39-45. C’est aussi ce “câble” que les immigrants portugais, autour des années 60-70, empruntaient pour arriver en France. La construction d’une route goudronnée sur la rive droite, d’un pont en amont et une crue puissante ont pratiquement fait disparaître le fameux câble.

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